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La Galerie est ouverte tous les jours du mercredi au dimanche, de 14h30 à 18h ainsi que sur demande. 

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Du 28 août au 3 octobre 2010 Numaga présente:
   Peter Craemer
et
Sculpteurs 

Invitation au vernissage, le samedi 28 août entre 18h et 20h, en présence de l'artiste

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Peter Craemer: Les interrogations de la réalité. 

Scènes de vie actuelles, mise enforme anonyme, apparemment banale, /Des rédacteurs en réunion pour unbriefing/Un homme d'affaire assis dans un fauteuil en cuir/Un adolescent dansune chambre à côté d'un écran d'ordinateur/Un couple de randonneurs endirection d'une cabane/Un homme lisant debout/, les peintures de Peter Craemerintriguent.

Le  « fil rouge » qui traverse les différentes périodes de mon travail et les changementsde mon style, remet  en question lemonde,  la façon de le percevoirautant que l'automatisme de nos habitudes. « Einrichtung»,«Schutz»  

A y regarder de plus près, lafamiliarité ressentie, face à la situation actuelle dans un environnementcontemporain,  se transforme en unsentiment d'étrangeté voire d'inquiétude.

Les espaces apparemment fermésne sont que des coulisses qui ne donnent aucune sécurité. Ils s'ouvrent et s' élargissent dans le paysage.

L'artiste différencie  le sujet et son environnement. Par lamise en couleur qui change - vert pour le personnage, ocre pour l'environnement- il induit la réalité et la non-réalité. Par l'inclinaison du sol, le vitrageen apesanteur, il nous fait remarquer la relativité des choses. Ainsi lepaysage n'est plus du tout aussi évident. Est-il porteur d'une catastrophelatente ? 

Par une répétition permanentede sujets identiques,  l'herbe, lesnuages, l'eau,  on découvre lecaractère étrange de ce qui paraît à priori familier. «Kanal» «Ziel» «Wand». Cela confère un caractère cinématographique, comme sil'artiste, après l'avoir isolée, remettait la scène en mouvement dans le fluxde la vie, dans une incessante répétition du même et par là de notrealiénation.

Parfois l'artiste a recours à laduplication:  dans «Feld» lesujet s'unit avec son reflet et il se produit dans une seule forme,  le jeune homme joue contre lui-même,«une magie du concret».  

Dans les peintures plus récentes,on trouve une juxtaposition de scènes différentes, sans lien supposé, enserré par des parois coulissantes. /despaysans d'une autre époque ramassent l'herbe fauchée à la main/ au centre, descarcasses de voitures dans un terrain de démolition/ au plafond le ciel bleuexplose.

«Kahnsdorf  1»: le passé, encadré par un présent tombant en ruine.

«Kahnsdorf  2»: les coulisses restent, parconséquent il se produit une distance envers un présent dense, un mondetournant autour de lui-même: des paysages, des ruines et l'homme qui cherche, planifie et indique. Le centre (peut-être) paraît exister à l'extérieur du tableau.

Ici la lumière introduit un nouvelélément dynamique, elle fait irruption de manière fulgurante. Le monde est en extinction, l'homme passif face à un monde en dérive semble dire l'artiste et  le ciel est toujours là ! 

Froid, impersonnel grâce au reportsurtout de l'image photographique sur la toile, cette personnalisation qu'il supprime dans le rendu, il la retrouve cependant dans le choix des sujets, dans ses mises en page et surtout dans ses couleurs qui sont transposées.

Peter Craemer se sert des couleurs comme d'un prisme nous permettant d'appréhender la réalité sous un autre éclairage, une vérité qui glace. Nous ne contrôlons plus le monde en marche,mais à travers son regard, nous pouvons au moins en prendre conscience. 

«le visible prouve l'invisible- jusqu'à ce qu'il disparaisse de lui-même ainsi que le besoin de preuve.» Walt Whitman

Peter Craemer est né en Allemagne en 1940, il a effectué  des études artistiques à Düsseldorf de1960 à 65. Graphiste et directeur artistique, il étudie ensuite la philosophie et la didactique de l'art à Hambourg. S'ensuivent quelques années d'enseignement. Puis il se retire pendant 9 ans dans les Pyrénées.

A côté de la peinture,  il pratique la gravure, le dessin,  la sculpture, l'illustration et la miseen forme de livres.

Il présente régulièrement ses oeuvres en Allemagne, Autriche, Pays-Bas et en Suisse.

Il vit et travaille à la Chaux-de-Fonds depuis l'an 2000.

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Sculpteurs

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Représentant des tendances diverses, le fil rouge de l'exposition est la conséquence et l'authenticité du travail. La configuration des lieux (cabinets à la fois ouverts et fermés) permet de déambuler et de voir les œuvres en relations les unes avec les autres ou chacune pour elle-même.

Des œuvres des années 1980 à aujourd'hui, en acier - bronze - béton - bois (recouvert de laque ou de papier  ou de polyester) - acryl - matériaux manufacturés agencés - , chaque artiste a trouvé le matériau qui lui permet de mettre en forme son langage plastique.

  

Alkema utilise la géométrie pour arriver à l'anamorphose. A partir d'un point de vue déterminé, il y a un sens précis reconnaissable, tandis qu'à partir de la multitude des autres points, c'est l'aspect physique de l'illusion optique qui est montré. Balderi avec ses colonnes- troncs, offre une élévation primordiale conclue dans un noyau en forme de spirale. "Città" sculptures en bronze jouent sur la fluidité continue. / Beer où quand la peinture devient matériau qui prend (couleur)-corps au point de se détacher complètement du mur et de s'imposer comme élément autonome /Estoppey projète sur treillis, mêlés de limailles, ses bétons lourds et porteurs du signe de terre, commes'ils sortaient de quelque fouille archéologique.F.J. / Lahusen procède à une forme de méditation et caresse de la main sur la matière qui donne un sens au temps qui n'en a pas.Ses tambours brillent d'une couleur vive dont la profondeur vient des couches de laque superposées. (L.W)/ Mantz  strie, tranche un espace dialectique entre illusion et radicalisme formel avec des couleurs phosphorescentes que contiennent et portent les formes. Des compositions volontairement élémentaires: lignes, carrés, bandes qui créent des vibrations concrètes /Marjanov joue l'ambivalence entre concept (une ironie architecturale: la Bakschichtower,la tour comme signe de prospérité, pouvoir et influence) et réalisation (une formulation sculpturale propre). /Mauboulès semble faire fit des lois physiques en donnant légèreté et dynamisme aux matériaux lesplus massifs par la forme qu'il leur donne, par leur union. /Paolucci identifié à l' arte povera, utilise la suie (couleur noire), écorce (papier artisanal) soit la matière en tant que référence colorée,évoquant des cycles de transformation.